FILTISAF

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Trois photos récentes de l'usine
Le bassin de natation et le tennis au Quartier Filtisaf
Dit zouden de pioniers zijn van Filtisaf : Moeder (Nora ) rechts van Mr De Baets en vader Emiel uiterst links tussen de drie vrouwen
Personneel Filtisaf
De doop aan het zwembad
van Filtisaf
E. De Schutter
en F. Vermeire
Bov. v. links: 1. Davignon 2. De Rover 3. De Pauw 4. ??? 5.Minnaert 6.Reynebeau 7.Eggermont 8. De Clerck
Naar onder links: 9.Musse 10. Davignon 11. De Schutter 12.De Groote 13. De Baets 14.Vermeiren
Arrière du Cercle L. De Baets (Cercle FILTISAF) et deux types de bâtiments du quartier résendentiel - l'un type "villa" , l'autre "3 facades " ou "jumelées".


La société FILATURES ET TISSAGES AFRICAINS (FILTISAF)

Fut créée en 1946 par l'Union Cotonnière (UCO) et des apports privés américains. La construction de l'usine, située entre la Lukuga et l'aéroport actuel, débuta pratiquement en 1947 et les premiers mètres de tissu écru furent produits dès 1949. Ce complexe textile s'étendit sur plus de 2 ha et employa à son apogée plus de 1500 ouvriers et cadres congolais sans parler d'une quarantaine de cadres expatriés.

Plus d'un visiteur put en apprécier la complexité et la diversité des moyens de production :

- Plusieurs centaines de ballots de coton brut étaient stockés en permanence dans des hangars adéquats avant que leur contenu ne soit acheminé vers les machines de la salle de carderie pour y être peigné et débarrassé des impuretés.

- Le coton « nettoyé » était ensuite filé sur des machines appelées "continus à filer" afin d’obtenir le fil qui sera encollé et ainsi prêt à être utilisé sur plus de 300 métiers à tisser qui fourniront, dans les meilleurs moments, près d’un million de mètres de tissu écru mensuellement.

- Ce tissu écru était soit blanchi pour la fabrication de draps, soit teint uniformément pour, par exemple, des draperies, soit encore utilisé pour la fabrication de pagnes "imi-wax" par impression aux moyens de cadres ou de rouleaux sur les quels ont été gravés des motifs par le bureau de dessin et de gravure.

Ces produits étaient ensuite mis en condition pour la vente et l’expédition dans un magasin central.

Bien entendu, à côté de l’unité de production, il y avait les bâtiments généraux : administration (direction générale, comptabilité, secrétariat, service Vente, service Achats) ainsi que les ateliers mécanique, menuiserie et de maintenance parc véhicules.

Cependant il convient également de mentionner qu’intégré au complexe textile central, il existait 3 petites sociétés à savoir BONAF - TEXCO - TEXINDAF qui fourniront l’une des sous-vêtements, l’autre des couvertures et la troisième des articles de confection et des bâches. 

Enfin signalons qu'au début des années 1980, la FILTISAF reprendra à son compte l’exploitation des champs de coton de l’ancienne COTONCO dans les régions de NYUNZU, KONGOLO, KABALO, MANONO et UVIRA.

Pour être complet, nous ne pouvons omettre de mentionner qu’une partie du personnel ouvrier, ainsi que leur famille, était logé dans des petites maisons individuelles et bénéficiait de soins gratuits grâce au dispensaire de la société, d’une cantine de délassement, et d’un centre d’achat de produits de première nécessité.

Les cadres expatriés et nationaux logeaient dans un quartier résidentiel où ils bénéficiaient également d’un centre de délassement (club house, tennis et piscine) ainsi que d’une cantine d’achats de produits alimentaires.

La société FILTISAF sera reprise vers le milieu des années ’80 par le groupe UNIBRA pour être ensuite cédée à l’Etat Zaïrois au début des années 1990.

José De Baets

© 2004 Liliane Schraûwen, Jean-Pol Cornu et Jean-Jacques Meert
Les images et les textes restent la propriété exclusive des auteurs respectifs.
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